Témoignages : Les affres de l’Herpès (partie 1 de 3)

Témoignages sur une ITS IST

Il nous fait plaisir de publier sur le blogue du site de rencontres ITS – IST Rencontres ( MTS – MST ) la première partie de trois d’un article paru le 19 mars dernier dans le courrier de Louise Deschâtelets, Journal de Montréal. L’article contient trois témoignages de personnes vivant avec l’herpès génitale. Trois points de vue à lire…

Les affres de l’Herpès (partie 1 de 3)

J’ai publié il y a quelque temps la lettre d’une femme à qui on venait de diagnostiquer un herpès de type 2.  Sa douleur était palpable et on avait l’impression que sa vie allait s’arrêter avec cette maladie.  Elle avait fait sans succès une tentative de suicide et rien ne laissait supposer qu’elle n’allait pas récidiver.  Elle souhaitait fortement lire les témoignages de personnes atteintes de cette maladie dans l’espoir d’y trouver des mots d’encouragement, et surtout une nouvelle raison de vivre.  Voici ce que j’ai reçu à son intention.

L. Deschâtelets

Témoignage 1

Je m’adresse à cette dame de 51 ans qui a contracté l’herpès.  Je suis atteinte de cette maladie au nom si difficile à prononcer.  Je suis beaucoup plus jeune qu’elle et j’ai été contaminée par un homme à qui j’avais donné ma confiance.  Elle n’est pas seule dans sa situation même si parfois on s’y sent seul au monde.  Diagnostiqué il y a un an j’ai pleuré longtemps, ayant comme elle l’impression que le sentiment d’amour ne pourrait désormais jamais plus faire partie de ma vie.

J’ai consulté toutes les ressources disponibles pour m’informer sur la maladie et apprendre que bien des gens en souffriraient sans même le savoir.  C’est une épreuve que la vie met sur notre chemin.  Il faut en tirer les leçons.  Même si l’annonce est difficile à accepter, la vie ne s’arrête pas avec elle.  Il faut s’en convaincre, car moi-même au bout d’un an, je vois enfin la lumière au bout du tunnel.  Les gens avec qui on peut en parler pour se rassurer sont aussi plus nombreux que les apparences ne le laissent soupçonner.

Je reconnais que la maladie n’a rien de réjouissant en elle-même, mais elle me permet chaque jour de travailler sur moi.  Il faut apprendre à se défouler dans un sport ou un passe-temps qui nous passionne.  Ou à défaut, jeter sur le papier ce qu’on ressent.  Ne jamais hésiter surtout à parler de ce qui nous arrive à ceux de nos proches en qui on a le plus confiance.  Dire fait beaucoup de bien, même si la personne à qui on s’adresse en comprends que partiellement l’ampleur de notre souffrance.  Il ne faut pas perdre espoir, et cesser en se regardant dans le miroir, de ne voir que la personne atteinte de la maladie.  En résumé, il faut se remettre à se voir aussi belle qu’avant.  La main pour nous soutenir est prés de nous, il s’agit de mieux regarder pour la voir.

Anonyme

Suite – deuxième partie – cliquez ici

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