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| Mon, 5 Jul 2010 22:43:22 |

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Virus du papillome humain
En progression fulgurante au Québec
Source, Journal de Québec, 3 juillet 2010
Le virus du papillome humain (VPH) est non seulement l’infection transmissible sexuellement la plus fréquente au monde, mais elle serait aussi en progression au Québec. Selon les plus récentes données, 80% des Québécois sexuellement actifs en seront affectés durant leur vie.
C’est l’avertissement lancé par le docteur Marc Steben, président de la 26e conférence internationale sur le VPH qui se déroule du 3 au 8 juillet, à Montréal. Plus de 1800 participants discuteront en plénières et dans des ateliers cliniques des plus récents progrès scientifiques sur le sujet. Chaque année au Québec, quelque 325 femmes reçoivent un diagnostic de cancer du col utérin. De ce nombre, 80 femmes en mourront. En moindre proportion, des cancers au niveau de la vulve, de l’anus, du pénis et de la gorge peuvent aussi se développer à la suite d’une infection au VPH.
Selon Marc Steben, pour chaque cas de cancer décelé, il y aurait 600 femmes infectées, faisant ainsi grimper le nombre de Québécoises aux prises avec cette infection à 195 000. La raison, selon lui, de cette progression fulgurante? «Nous faisons piètre figure avec un total de 15% des Québécoises en âge d’être sexuellement actives qui n’ont jamais subi le test Pap, qui vise à relever des irrégularités au plan génital et ainsi à prévenir le développement de condylomes ou encore de cellules cancérigènes.»
Un vaccin efficace
Le Dr Steben se réjouit de constater que les Québécoises se classent en tête de liste au rang mondial en ce qui a trait à la prise du vaccin pour prévenir le VPH. Rappelons qu’il est offert gratuitement depuis 2008.
Seul bémol au tableau : pour être pleinement efficace, ce vaccin doit être administré avant que les adolescentes ne deviennent sexuellement actives. C’est d’ailleurs pourquoi on l’offre de façon systématique aux jeunes filles âgées de 10 ans et moins.
Marc Steben estime qu’il faudra encore quelques années avant de pouvoir compter sur un vaccin préventif qui pourrait être utile pour une plus grande majorité de femmes.
Une infection très sournoise
D’ici là, Marc Steben déplore une absence de dialogues efficaces pour promouvoir de meilleures habitudes de vie. «Alors que les mœurs sexuelles des adolescents sont de plus en plus copiées sur la pornographie facilement accessible, on perçoit encore un tabou pour toutes les maladies qui se développent en bas de la ceinture.»
Il précise également que le VPH peut être transmis de façon beaucoup plus rapide que d’autres ITS comme la chlamydia, la gonorrhée, ou encore le VIH. Une pénétration, une éjaculation ou un contact avec les muqueuses n’est même pas nécessaire pour infecter son partenaire. De simples frottements avec la peau à l’endroit infecté sont suffisants. «?Après trois relations sexuelles, on peut généralement dire sans se tromper que le VPH aura été transmis d’un partenaire à l’autre, affirme le spécialiste. Les gens utilisent encore très mal le condom, soit en l’enfilant tardivement, ou encore en ne l’utilisant que pour prévenir le risque d’une grossesse, le délaissant pour des relations anales ou orales.»
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| Thu, 25 Feb 2010 21:36:13 |

Peggy01 |
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**L'ÎLE DES POSSIBILITÉS**
Suite et fin de l’histoire avec mon ami-amant… L’histoire aurait pu se terminer au printemps dernier sur une fin amère, où l’herpès aurait été à tout jamais dans mon esprit, un empêcheur de tourner en rond. LA chose qui a fait dérailler mon histoire avec cet homme. Ce n’est pas le cas, car il a repris contact et nous nous sommes revus, dans une autre ville, où il avait déménagé afin d’aller étudier. Donc quelques rencontres les quelques semaines avant le début de sa session. Des rencontres magnifiques qui ont en quelque sorte réécrit notre histoire.
Je voulais intituler ce billet « Le passeur ». Car durant ces dernières rencontres, il m’a littéralement amenée ailleurs. Aux plus cyniques d’entre vous, merci de ne pas conclure que tout ça n’était qu’une « histoire de cul ». Je crois sincèrement aux rencontres qui nous font évoluer. Cette rencontre, bien que « restreinte » sur le plan amical et sexuel (et non pas amoureux) m’a fait passer d’une rive à l’autre de ma « géographie sensuelle ». Il y a un «avant » et un « après » cet homme. Je croyais qu’on ne pouvait «oublier » notre herpès que dans les bras d’une personne l’ayant également. J’avais tort.
Nos rapports se sont déroulés dans la plus grande liberté, sans aucun questionnement, aucune arrière-pensée. Des moments fous sans filet…. Un courant électrique si fort que quel que soit la ville et l’année où nous pourrions un jour nous retrouver, je crois que l’histoire se poursuivrait, exactement là où elle s’est arrêtée.
C’est du moins ce que j’ai cru à ce moment. (Ah les filles – toujours pareilles, hein ?)
Quatre mois ont passé depuis. Je me suis retenue longtemps à deux mains pour ne pas le rappeler ou le revoir. Peur de salir des souvenirs qui me sont chers par un quotidien qui n’a jamais eu et n’aura jamais de place dans notre histoire. N’ai pu m’empêcher il y a quelques jours de lui souhaiter la bonne année par courriel. Pas de réponse…
Les quelques hommes rencontrés depuis subissent sans le savoir et bien malgré moi une comparaison injuste… Tel un baromètre du plaisir et de la vie, ils sont comparés à celui qui m’a fait découvrir à quel point il y a, en moi, une Île des possibilités…
Peggy
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| Tue, 6 Oct 2009 14:50:58 |

Peggy01 |
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** FLUSH ROYALE **
Fallait bien s’y attendre… Exit l’ami érotique que je fréquentais depuis 3 mois. L’équilibre très fragile bâti au fil de nos rencontres a volé en éclat. J’ai eu le droit à la panoplie de raisons. Il y en avait tellement (c’est plus « safe » dans ce temps-là, les listes d’épicerie, il y en aura sûrement 2 ou 3 qui seront implacables !). Bref, tellement de raisons, que j’ai cru qu’il allait invoquer la crise économique et la hausse du prix du baril de pétrole dans le lot !!! Et bien sûr une plus incontournable que les autres – celle où on ne peut que se « fermer la gueule », car elle vient nous chercher dans ce que nous avons de plus fragile... L’ami en question ne se voyait pas faire l’amour continuellement avec condoms et ne se voyait plus continuer à prendre le risque d’attraper le H avec moi.
Je me suis bien gardée de lui rappeler qu’il ne s’est jamais fait testé, lui (et il ne compte pas le faire, je pense – il avait passé tout le bataclan sauf cela). Me suis bien gardée de lui rappeler que nous sommes environ 20 % de la population à l’avoir et là-dessus, les ¾ à ne pas le savoir…. Ou ne pas vouloir le savoir…
Bien évidemment, pour quelqu’un qui n’a pas le H, faire l’amour avec moi est comme une roulette russe. Nous pourrions le faire des années sans protection sans que je ne transmette quoi que ce soit. Comme nous pourrions le faire une seule fois. Une fois « de trop »…
Ce fut un saut dans le vide à chaque fois que nous faisions l’amour. Trop de désir pour raisonner et toujours se protéger, des rêves fous qui remontaient à la surface (« Et si tous ces risques qu’il prend avec moi seraient en train de se transformer en amour ? ») des sensations si intenses (rien à voir avec mes amants de passage, nous étions en train de construire une sexualité que je n’avais jamais auparavant connue, c’est tout dire… j’en perdais une à une toutes les couches de mon armure… et le nord un peu aussi…). Un vrai tourbillon de vie. Je présume que pour lui, j’étais plutôt un flingue à moitié chargé de balles, prêt à assassiner sa liberté sexuelle à coup d’H…
Ca me rebute de penser que je ne suis que ça : une roulette russe. Et qu’avec moi on ne peut qu’éventuellement perdre. Même sans ITS, la vie est faite de risques ! Et puis merde ! Z’ont aucune idée ces mecs de tout ce qu’ils pourraient en fait gagner en étant à mes côtés. Encore faut-il avoir envie de jouer, c’est vrai…
Ben voilà, j’ai trouvé ! Avec le bon joueur, je ne suis plus une roulette russe… Je me transforme en flush royale ;-)
Les jeux sont faits, rien ne va plus…
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| Sun, 4 Oct 2009 20:46:59 |

Peggy01 |
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secret
** AVEC OU SANS ? **
Voilà que j’amorce une chronique, sur un site de rencontre, et pas n’importe lequel : un site pour personnes ayant un petit (ou un gros) quelque chose en plus qui a sûrement changé à tout jamais leur vie… une ITS. La mienne ? Herpès génital et labial. Pas la fin du monde, je sais, je sais...
En entreprenant cette chronique, je me suis demandé si j’avais le droit de prendre la parole alors que certains d’entre vous sur ce site avez une ITS potentiellement plus dangereuse voire mortelle, telle le VIH. Je me suis demandée si moi, qui en connais un « bail » sur l’herpès, mais si peu sur toutes les autres ITS, je pouvais honnêtement « faire la job ». Je crois que cette aventure qu’est ma vie avec l’herpès m’a amené à faire tellement de choix et à réfléchir à tellement de choses, qu’il me semble improbable que vous n’ayez, parfois, un sentiment de « déjà vu » en me lisant. Et puis après tout, la vie ne se résume pas à une ou quelques lettres. H. VIH. C…. La vie est bien plus grande et nous ne sommes pas des malades, mais des humains ; avec des envies de rire, crier, créer, jouir… Je « m’auto-autorise », donc, à écrire cette chronique sur ce petit (ou gros) plus que nous avons tous ici en commun et sur tout le reste, ce qui fait battre nos cœurs ;-)
Je me suis souvent fait un point d’honneur de ne pas me restreindre dans mes choix amoureux à des hommes ayant l’herpès. L’effet « ghetto » d’une part, et d’autre part, la peur de passer à côté du gars, LE gars, extraordinaire, mais « qui ne l’a pas ». Jusqu’au jour (y’a vraiment pas si longtemps) où mon ami érotique (ce sont ses mots... aseptisés, non ?!!), qui ne l’a pas, m’a déclaré que ce serait probablement tellement mieux si je trouvais une personne qui avait le H. Coup de poing dans le ventre. Les yeux pleins d’eau. Gros con !!!! Gros con ?? Peut-être pas tant que ça. Cette liberté de faire l’amour avec quelqu’un qui a le H, je l’ai connue. Spontanéité, sensations accrues, abandon : j’ai vécu. Un état de grâce que je ne pensais plus vivre du tout avec le H. Cependant, si je suis honnête avec moi-même, l’expérience ne fut pas lumineuse parce que nous avions mis de côté les protections, mais bien parce que je faisais l’amour avec un homme que j’aimais. Et ça, aucun morceau de caoutchouc, fût-il fluo, texturé ou à saveur de banane, ne serait venu à bout de ce sentiment-là.
Donc sur ce site, nous rencontrerons forcément des gens AVEC. Et toutes les raisons sont bonnes pour qu’il en soit ainsi. Nous avons la chance d’avoir un environnement sécuritaire, privé (et en français !!!), où d’emblée ce fossé de la franchise que nous appréhendons toujours un peu de franchir (le dire ou pas ??) ne sera plus un obstacle… Ces gens seront donc AVEC, tout comme ils seront aussi avec une belle gueule, avec parfois un sacré caractère, avec des valeurs pas toujours synchro aux nôtres, avec des envies de « pour toujours » ou « pour une nuit seulement », avec le besoin d’être acceptés pour ce qu’ils sont, AVEC les mêmes peurs et désirs que vous et moi dans le fond…
Je vous souhaite de bonnes et belles rencontres !
Peggy
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